Ottawa, le 6 février 2026 – Le Bloc Québécois demandait hier au gouvernement des excuses formelles auprès de la population de Mirabel éprouvée par la tragédie des expropriations de l’aéroport de 1969. Portée par le député de Mirabel, Jean-Denis Garon, et défendue au courant de la journée par Yves Perron, la motion déposée en cette journée de l’opposition bloquiste réclame également du gouvernement qu’il s’engage à ne pas répéter les erreurs passées pour le projet de TGV.
Citation:
« À Mirabel, ce sont des milliers de Québécoises et Québécois qui, avec le projet de l’aéroport, ont été expropriés, dépossédés, qui ont perdu leur terre, leur ferme, leur maison, qui ont vécu des traumatismes très graves. C’est une région entière qui est marquée pour toujours. Le fédéral doit en réaliser la pleine mesure et s’excuser auprès des gens de chez nous pour cette catastrophe dont il est responsable », a soutenu le député de Mirabel.
La motion du Bloc Québécois se lit comme suit :
« Que la Chambre demande au gouvernement de présenter des excuses aux expropriés de Mirabel, de reconnaître le traumatisme collectif que ces expropriations ont eu sur des milliers de Québécoises et de Québécois qui ont dû abandonner leurs résidences, leurs communautés et leurs emplois, et qu’elle enjoigne ce gouvernement à ne plus répéter de telles expropriations sans consultation publique, acceptabilité sociale et dédommagement approprié. »
« Devant les menaces d’expropriations pour le projet d’Alto, les inquiétudes des gens de Mirabel et des Québécois des autres régions touchées par le tracé préliminaire sont légitimes, et on doit en tenir compte. On nous demande d’embarquer dans le train en adoptant le projet de loi C-15 pour qu’on puisse aller plus vite. C’est justement là que nous levons le drapeau rouge. Nous disons qu’il faut faire les choses comme il le faut. En 1969, on est allé trop vite, et on a fini par devoir rétrocéder 85 % des terres. Aujourd’hui, on se retrouve dans une situation où l’on veut réserver une bande de 10 kilomètres de large pour un projet qui n’a besoin que de 60 mètres. Pour que l’histoire ne se répète pas, Ottawa doit abandonner plusieurs modifications dans le projet de loi », explique Yves Perron.
« Qu’on soit clairs: le Bloc Québécois est favorable à un projet de TGV, mais il faut s’assurer de traiter les gens adéquatement, dans le respect des droits, de la démocratie et de la mémoire collective des Québécois. J’invite d’ailleurs les citoyens aux consultations du 18 février à TroisRivières et du 19 février à Berthierville. Je serai personnellement présent pour y assister », conclut le député de Berthier-Maskinongé.
Source :
Thierry Vadnais-Lapierre Adjoint parlementaire
















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