Affront à la culture et coupures par Ottawa

Les libéraux de Mark Carney continuent de sabrer

Ottawa, 28 octobre 2026 – Le député de Berthier-Maskinongé, Yves Perron, a dénoncé le refus par le gouvernement Carney de s’engager à rétablir les redevances exigibles aux plateformes américaines de diffusion en ligne et à enfin verser au milieu culturel les 600 M$ en compensation qui sont promis depuis juin dernier. Il exprime également son inquiétude quant à l’intention du gouvernement de procéder à des coupes majeures de 60% au sein des effectifs de Parcs Canada.

« Les libéraux continuent d’abandonner la culture québécoise en refusant de rétablir des mesures de soutien à la culture qui avaient été retirées pour faire plaisir à Donald Trump. Le Canada va donc maintenir l’exemption, au profit des géants américains du numérique, plutôt que de se battre avec nos alliés de l’Union Européenne, qui elle agit en faveur de la diversité des expressions culturelles. Mark Carney nous a offert à la veille du Sommet Canada-Europe une nouvelle preuve qu’il ne faut jamais confier sa culture à autrui », a affirmé le député.

La motion mise aux voix par le Bloc Québécois exigeait le respect de la décision du CRTC « d’imposer des redevances aux diffuseurs en ligne » ainsi que de « procéder au versement intérimaire des 600 M$ promis au milieu culturel pour l’année en cours », un montant que le secteur attend depuis juin dernier. Les libéraux et les conservateurs s’y sont opposés, prétendant à tort que cela affecterait le prix des services puisque la mesure n’a pas eu du tout cet effet en Europe.

En ce qui a trait aux coupures à Parcs Canada, M. Perron s’inquiète quant aux 18 postes risquant d’être sabrés au parc national de la Mauricie :

« J’ai déjà reçu des correspondances de citoyens qui se plaignaient de l’entretien de certains sites dans le parc. Je ne peux croire que la situation s’améliorerait dans le cas où l’ensemble des personnes ayant reçu une lettre les avisant que leurs services « pourraient ne plus être requis » se verrait montrer la porte. Ces emplois de qualité font vivre nos régions et assurent aux Québécois un accès à la nature, que l’on veut également conserver. Sur à peu près 40 employés permanents et 60 étudiants venant prêter main forte l’été, ce serait un dur coup à encaisser. Le gouvernement fait fausse route. »

Source :

Thierry Vadnais-Lapierre Responsable des dossiers politiques

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