Un dérapage majeur sous un prétexte temporaire et un gain important pour le Québec
Louiseville, 13 octobre 2026 – Le député de Berthier-Maskinongé et Whip du Bloc Québécois, Yves Perron, s’inquiète de voir la vitesse que le gouvernement impose à la Chambre des communes dans le cadre de l’étude du projet de loi C-39. Présentée comme la Loi concernant certaines mesures visant à renforcer l’économie, cette pièce législative entraînerait un recul brutal en matière d’environnement, de droits des travailleurs et de démocratie, sous le prétexte de la guerre commerciale avec les États-Unis.
« Ce projet de loi omnibus, donc une loi qui en modifie plusieurs autres, est vraiment inquiétant. Une fois adopté, il permettra au gouvernement de préapprouver les projets en rendant cosmétique le processus d’évaluation environnementale pour les pipelines et pour le nucléaire. Ensuite, ça va affaiblir les droits des travailleurs et limiter le droit de grève : le ministre responsable se dédouane de l’odieux de forcer les gens à retourner travailler alors qu’ils négocient en faisant porter le blâme de ses décisions à un tiers. On va centraliser encore davantage de pouvoirs au profit des ministres en réduisant la portée et le rôle des parlementaires. Finalement, la loi mettra en place la privatisation des ports, après l’annonce sur les aéroports qu’on a entendu il y a quelques semaines. En gros, Mark Carney se sert du litige avec Trump pour pousser discrètement et rapidement un agenda qui va à l’encontre des intérêts des Québécois », explique M. Perron.
Heureusement, le député de Berthier-Maskinongé se réjouit d’un gain important de son collègue Luc Thériault, député de Montcalm, concernant l’aide médicale à mourir. Il se réjouit de voir le gouvernement signaler son intention d’aller de l’avant avec les demandes anticipées, une lutte menée depuis des années par le Bloc Québécois pour les personnes atteintes de trouble neurodégénératif tel que l’Alzheimer.
« Je salue le travail de mon ami Luc, qui a su mener cette bataille importante avec rigueur. On doit toutefois souligner que les libéraux ont limité tout autre élargissement de l’aide médicale à mourir. Ainsi, le fédéral abandonne des patients qui souffrent et qui devront judiciariser leurs cas pour faire valoir leurs droits. L’État a une responsabilité envers les personnes souffrantes : en tant qu’élus, nous ne devons pas les laisser tomber et poursuivre le dialogue. »
Source :
Thierry Vadnais-Lapierre, responsable des dossiers politiques
















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